• Selon que l’on vit dans les Hauts-de-Seine ou en Seine-Saint-Denis, on vivra plus ou moins longtemps. Voici le triste constat des inégalités face à la santé dressé par la toute récente étude de l’Agence régionale de santé d’Ile-de-France présidée par Claude Evin. Égrenons :

    -       les habitants du 77 et du 93 vivent en moyenne deux ans de moins que leurs homologues du 78 et, bien sûr, de Paris – cela représente tout de même un écart de 28% !

    -       Le record de la mortalité infantile est détenu, là encore, par le 93 (5,4 décès pour 1000 naissances contre 3,6 en moyenne dans notre pays).

    -       On se suicide plus en Essonne que dans le reste de la France (19,6 pour 100 000 contre 11,3 en moyenne nationale)

    -       La tuberculose est de retour en région parisienne et, bien sûr, dans le 93…

    -       Last but not least, dans le 93 toujours, un enfant sur 4 vit en dessous du seuil de pauvreté.

     

     

     


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  • IFOP - Regard croisé France - Allemagne

    En France comme en Allemagne, malgré des traditions différentes en matière de laïcité et d’intégration des communautés immigrées, la question de la visibilité accrue de l’Islam agite le débat public. L’enquête Ifop/Le Monde réalisée du 3 au 9 décembre met en lumière un constat d’échec partagé en ce qui concerne l’intégration de la communauté musulmane : 68% des Français et même 75% des Allemands estiment ainsi que l’intégration des personnes d’origine musulmane n’est pas réalisée, ces scores faisant écho aux propos de Mme Merkel et M Sarkozy sur l’échec de l’intégration et du modèle « multikulti ». Les jugements sont d’autant plus sévères que l’explication principale avancée à cet état de fait serait le refus de ces populations de s’intégrer à la société (61% en France et 67% en Allemagne). Pour les Français comme les Allemands, les trop fortes différences culturelles (40% et 34%) ainsi que les conséquences de la ségrégation géographique (37% et 32%) participent également mais dans une moindre mesure à ce déficit d’intégration. Autre enseignement majeur de cette enquête, au-delà du registre de la menace économique qui dominait dans l’opinion lors des précédentes vagues d’immigration d’après-guerre, la question culturelle et identitaire vient se surajouter puisque, dans les deux pays, les interviewés sont deux fois plus nombreux (42% en France et 40% en Allemagne) à juger la présence de la communauté musulmane comme une menace pour l’identité de leur pays plutôt que comme un facteur d’enrichissement (22% en France et 24% en Allemagne).


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  • Très belle et très heureuse année à toutes et tous !

    Vous êtes en moyenne 10 000 à me lire chaque mois sur ce blog. Je remercie chacune et chacun d'entre vous pour votre soutien et votre fidélité.

    Je souhaite que 2011 nous permette, chacun à notre échelle, d'oeuvrer pour que les inégalités reculent, que les injustices soient moins fortes et les facteurs de discorde moins encombrants.

    A bientôt

    KA


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  • Bonjour,

    Je modérerai mardi prochain 14 décembre la conférence sur l'avenir de l'université qui se déroulera au Grand Palais de 18h30 à 20h.

    Si vous souhaitez y participer, merci de vous inscrire en envoyant un mail à cette adresse : mardis@grandpalais.fr

    A bientôt !


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  • Voici une petite idée du « coût » monstrueux de l’immigration pour la collectivité nationale :

    Selon une très récente étude parue dans Economie politique des migrations (n°8, 2010/2) dirigée par Xavier Chojnicki (université de Lille), les immigrés ont rapporté 12,4 milliards d’euros au budget de l’Etat en 2009 !

    Plus précisément, ils ont coûté au budget de l’Etat 47,9 milliards (dont retraites : 16,3 milliards, prestations de santé : 11,5 milliards, allocations familiales : 6,7 milliards, aides au logement : 2,5 milliards, RMI : 1,7 milliards…) et ils ont reversé au budget de l’Etat 60,3 milliards d’euros, dont 26,4 milliards au titre des cotisations sociales (c’est-à-dire de leur travail), 18,4 milliards au titre des impositions sur la consommation, 6,2 milliards au titre du remboursement de la dette sociale et de la CSG, 3,4 milliards au titre de l’impôt sur le revenu…

    Le bénéfice net de l'immigration pour la France en 2009 était donc de 12,4 milliards d'euros.

    Par ailleurs, leur contribution à l’économie nationale et au bien-être collectif ne s’évalue pas qu’à l’aune de leur très forte consommation et de ce qu’ils payent comme impôts et cotisations sociales, mais aussi grâce aux postes qu’ils occupent – et que peu de gens à part eux souhaitent occuper, par exemple :

    - plus de la moitié des médecins qui exercent dans des hôpitaux situés dans des zones défavorisées ou enclavées sont étrangers ou d’origine étrangère ;

    - 42% des salariés d’entreprises de nettoyage sont des étrangers ou des Français d’origine étrangère ;

    - 60% des mécaniciens automobiles exerçant à Paris et dans la région parisienne sont étrangers ou d’origine étrangère.



     


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