• Algérie : artistes censurés

    Voilà maintenant plusieurs mois que de nombreux artistes n'ont plus droit de cité en Algérie. Aucun argument n'est avancé par le ministère de la Culture. La censure, car il n'y a pas d'autres noms, se déploie à visage découvert. Certains auteurs, par leurs prises de position, n'ont pas eu l'heur de plaire au pouvoir ; d'autres, par leurs textes, explorent une mémoire gorgée de blessures et de silences qui risquent de mettre un coup à l'Histoire et aux mythes officiels.

     

    Les faits :

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    - limogeage par la « ministre » de la Culture, Khalida Toumi, d'Amin Zaoui, poète et romancier, le 26 octobre dernier de la bibliothèque nationale algérienne à la suite, notamment de la conférence donnée le 13 octobre par le grand poète arabe Adonis ;

    - le 3 novembre dernier, lors du SILA (salon international du livre d'Alger), les autorités ont interdit 6 titres, dont les derniers ouvrages de Boualem Sansal et Salim Bachi – il s'agit là encore d'une décision de la ministre de la Culture ;

    - Au même SILA, l'islamologue Youssef Seddik, l'écrivain Mohamed Kacimi et l'essayiste sud-africain Mandla Langa, pourtant officiellement invités, ont vu leurs livres au dernier moment interdits ;

    - Ces deux dernières années, une commission spéciale composée de fonctionnaires du ministère de la culture et des affaires religieuses ont interdit des dizaines d'ouvrages d'auteurs algériens et étrangers, sur le seul fondement d'un certain nombre de mots-clés contenus dans les titres ou, plus rarement, dans les livres eux-mêmes...

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  • Commentaires

    1
    Mercredi 12 Novembre 2008 à 14:44
    mais qui c'est cette Toumi?
    Salut Karim, merci pour cette info qui commence petit à petit à faire du bruit et qu'il faudrait aider à prendre au moment où Boutef se taille une troisième mandat. Je voudrais juste ajouter que Khalida Toumi est plus connue en France sous le nom de Khelida Messaoudi. Il y a une quinzaine d'année (putain ça me rajeunit pas), elle était reçue par la plupart des media héxagonaux pour dénoncer aussi bien l'islam politique que le terrorisme tout en revendiquant féminisme, démocratie et liberté d'expression... A l'époque déjà, quelques mauvaises langues dénonçaient son opportunisme. M'enfin...tout cela est bien triste.
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