• Voilà maintenant plusieurs mois que de nombreux artistes n'ont plus droit de cité en Algérie. Aucun argument n'est avancé par le ministère de la Culture. La censure, car il n'y a pas d'autres noms, se déploie à visage découvert. Certains auteurs, par leurs prises de position, n'ont pas eu l'heur de plaire au pouvoir ; d'autres, par leurs textes, explorent une mémoire gorgée de blessures et de silences qui risquent de mettre un coup à l'Histoire et aux mythes officiels.

     

    Les faits :

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    - limogeage par la « ministre » de la Culture, Khalida Toumi, d'Amin Zaoui, poète et romancier, le 26 octobre dernier de la bibliothèque nationale algérienne à la suite, notamment de la conférence donnée le 13 octobre par le grand poète arabe Adonis ;

    - le 3 novembre dernier, lors du SILA (salon international du livre d'Alger), les autorités ont interdit 6 titres, dont les derniers ouvrages de Boualem Sansal et Salim Bachi – il s'agit là encore d'une décision de la ministre de la Culture ;

    - Au même SILA, l'islamologue Youssef Seddik, l'écrivain Mohamed Kacimi et l'essayiste sud-africain Mandla Langa, pourtant officiellement invités, ont vu leurs livres au dernier moment interdits ;

    - Ces deux dernières années, une commission spéciale composée de fonctionnaires du ministère de la culture et des affaires religieuses ont interdit des dizaines d'ouvrages d'auteurs algériens et étrangers, sur le seul fondement d'un certain nombre de mots-clés contenus dans les titres ou, plus rarement, dans les livres eux-mêmes...

    <o:p> </o:p><o:p></o:p> 

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  • Mon roman Cités à comparaître vient de paraître en Algérie. A l'invitation de ma maison d'édition algérienne, <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName ProductID="la SEDIA" w:st="on">la SEDIA</st1:PersonName>, et du centre culturel français, je m'y suis rendu la semaine dernière pour une tournée promotionnelle chargée et parfaitement organisée qui m'a conduit de Alger à Oran.

    Compte tenu de la "langue" de mon livre et des thèmes abordés, ce n'est pas sans une certaine appréhension, je l'avoue, que j'allais à la rencontre du public algérien. Pourtant, dès le premier jour, toutes mes angoisses furent balayées ! L'accueil fut chaleureux et positif, tant par la presse que par les lecteurs, les jeunes surtout. J'ai particulièrement été heureux de voir à quel point les passerelles entre mon roman et la société algérienne sont multiples. Tout cela m'a redonné confiance. J'ai bien sûr la conviction, encore nourrie par mes discussions avec des artistes, écrivains et journalistes algériens rencontrés là-bas, que les points de contact entre nos deux pays transcendent les stupides et aléatoires controverses politiques.

    Pour info, parmi tous les articles, en arabe et en français, qui ont accompagné mon séjour, en voici quelques-uns :

    - El Watan : publication d'extraitscritique 1 et 2

    - Le soir d'Algérie;

    - La Nouvelle République ;

    - L'expression

    Voir également la page qui m'est consacrée sur un site dédié à la littérature algérienne.

    Tous mes remerciements vont ici à Radia Abed, directrice générale de la Sédia, et à sa merveilleuse équipe, mais aussi aux centres culturels français d'Alger et d'Oran ainsi qu'aux nombreuses personnes remarquables que j'ai rencontrées lors de ce séjour.

    A très bientôt,

    Karim Amellal


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