• Aujourd’hui, 52% des Français considèrent qu’il faut être corrompu pour réussir. En comparaison, les Américains sont seulement 20% à penser cela.
    La France est ainsi l’un des pays de l’OCDE dans lequel la confiance des citoyens dans les institutions est la plus faible, mais aussi dans lequel les citoyens se méfient le plus les uns des autres.
    Pour les économistes Yann Algan et Pierre Cahuc, c’est l’étatisme et le corporatisme du modèle social français qui sont à l’origine de cette défiance.
    Par quels mécanismes ? Comment notre modèle social s’auto-détruit et comment y remédier ?
    Yann Algan, professeur d'économie à Sciences Po et co-auteur avec Pierre Cahuc de La société de défiance, répond aux questions de Karim Amellal dans IMPACT.

     

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  • Story Lab a lancé une expérience littéraire d'un genre nouveau fondée sur la composition de courts textes de fiction à partir de photographies : Pickpocket !

    PICKPOCKET est une expérience narrative où la littérature numérique rencontre l’iPhonographie

    20 photographes ont relevé le défi de raconter une histoire à travers une série d’images prises sur iPhone, et sélectionnées par un comité artistique présidé par le photographe PETER KNAPP.

    Des images dont se sont emparés 20 écrivains pour imaginer des micro-fictions.

    Lors de l’exposition, les visiteurs seront invités à photographier avec leur mobile le « flashcode » présent sous chaque série de photos, ouvrant la voie au téléchargement du texte.

    La lecture sur smartphone peut alors démarrer, les photos à l’origine de l’expérience illustrant cette fois la fiction.

    Vous pourrez découvrir les fictions de Emmanuel Adely, Karim Amellal, Delphine Bertholon, Gaël Brunet, Carole Fives, Jean-Baptiste Gendarme, Charif Ghattas, Elias Jabre, Philippe Jaenada, Dorothée Janin, Ariel Kenig, Philippe Lafitte, Thibault Lang-Willar, Xavier Lapeyroux, Max Monnehay, Romain Monnery, Christophe Paviot, Mohamed Razane, Alain Teulié, Thomas Vinau, Aude Walker.

    Cette exposition a lieu dans le cadre du festival PARIS EN TOUTES LETTRES, avec le soutien de La fondation Jean-Luc Lagardère et de la mairie de Paris :

    Du 5 au 8 mai à la Mairie du 4ème arrondissement (2, place Baudoyer)


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  • "Révolutions dans le monde arabe : Vers un Etat de droit ?" :

    une conférence-débat organisée par Le Petit Juriste le Jeudi 28 avril 2011.

    Invité d'honneur : le Prince Moulay Hicham Ben Abdallah El Alaoui (cousin du roi Mohamed VI et chercheur invité à l'université de Stanford).

    Intervenants : Karim Amellal, Alexandre Kateb, Vincent Geisser, Gilles Guglielmi, Olivier Beaud et Selim Jahel.


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  • Le rapport du Haut Conseil à l’Intégration, rendu public jeudi 14 avril, vient confirmer, si besoin en était, l’ensemble des études conduites depuis des années par les chercheurs : l’intégration en France fonctionne bien ! Ouf, nous sommes rassurés. Ce qui est intéressant dans cette prise de position du HCI – qui est, rappelons le, un organe consultatif placé sous l’autorité du Premier ministre – c’est sa dissonance, voire son contrepied, par rapport au discours du président de la République, lequel avait affirmé en novembre 2010 dans son incomparable style « évidentialiste » que « le système d’intégration est en panne, tout le monde le voit bien ». Las ! Le HCI, organe gouvernemental, affirme le contraire.

    Outre ce constat, consacré avec talent dans l’ouvrage de Claudine Attias-Donfut et François-Charles Wolff, Le destin des enfants d’immigrés (2009), le HCI se borne à rappeler des évidences : la ghettoïsation dans les quartiers sensibles est préoccupante, le principe de mixité sociale est à mettre en œuvre, l’immigration est à « réguler » (et non à réduire comme le martèle Claude Guéant).

    Il est regrettable que ce rapport ne fasse pas mention des discriminations, en particulier dans l’accès au logement alors même qu’il rappelle l’importance de la mixité sociale dans ce domaine, ni de l’insuffisance des politiques destinées à l’accueil des primo-arrivants, sérieusement amputées par la droite depuis 2002. Il y a alors comme un paradoxe à souligner certains problèmes, connus, liés à ce que le HCI continue de nommer « l’intégration » des immigrés, tout en ne pointant pas les régressions patentes dont ce gouvernement est directement à l’origine et dont la dilution de la Halde dans le Défenseur des droits constitue la plus récente illustration.

    KA

     


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  • Une étude menée par une équipe de chercheurs du Centre de recherche en économie et statistiques (Crest), de J-PAL et de l'Ecole d'économie de Paris a évalué l'impact du CV anonyme expérimenté dans 8 départements par Pôle emploi entre novembre et décembre 2010. Selon cette étude :

    - le CV anonyme contrecarrerait la tendance habituelle des recruteurs à privilégier leurs semblables ;

    - le CV anonyme n'impliquerai aucun surcoût pour les entreprises qui choisissent de le mettre en oeuvre ;

    - surtout, le CV anonyme pénaliserait les candidats issus de l'immigration ou résidant dans des ZUS (zones urbaines sensibles).

    Très surprenante, cette dernière conclusion est ainsi expliquée par les chercheurs qui ont réalisé cette étude :

    "Il ne s’agit pas d’un artefact lié à l’expérimentation, qui aurait stimulé les entreprises recevant des CV nominatifs à modifier leur comportement (« effet placebo »). Il ne s’agit pas non plus, ou pas seulement, d’un problème de représentativité des entreprises qui ont accepté de participer à l’expérimentation. Les recruteurs de l’expérimentation ne viennent pas seulement d’entreprises déjà exemplaires en matière de discrimination et pour lesquelles le CV anonyme serait superflu, voire viendrait perturber une politique de recherche de diversité dans les recrutements. Reste l’hypothèse subtile mais plausible d’une interaction entre signaux envoyés par le corps du CV et signaux envoyés par le bloc état‐civil : il se peut que l’anonymisation du CV, en ôtant de l’information sur les candidats, ait empêché les employeurs de réinterpréter à l’avantage des candidats potentiellement discriminés les autres signaux du CV. Par exemple, les « trous » dans le CV pourraient être expliqués par un accès plus difficile à l’emploi lorsque le CV montre que le candidat réside en ZUS, mais pas lorsque cette information est masquée."

    Autrement dit, les recruteurs seraient plus indulgents à l'égard de candidats dont l'état-civil, et notamment l'origine (ethnique ou sociale, à travers le lieu de résidence), permettrait de relativiser les éventuelles carences du profil (manque d'expérience, erreur d'orientation, année blanche de la formation...).

    Plusieurs testings (essentiellement réalisés par l'observatoire des discriminations de Paris 1) avaient pourtant, ces dernières années, démontré que la mise en évidence sur le CV des informations relatives à l'état-civil pouvait, ceteris paribus, multiplier par 2, 3 ou 4 la probabilité, pour un candidat issu de l'immigration ou résidant en ZUS, de ne pas être convoqué à un entretien d'embauche.

    A suivre, donc...



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