• Trbune sur les derniers propos de Claude Guéant jugeant que les civilisations n'étaient pas égales dans Le Monde.


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  • Je publie aujourd'hui dans Libération une tribune dont voici le texte :

     


    Sarkozy, les révolutions et la peur

     

    Le frisson de la liberté balaye l’une après l’autre les tyrannies, au sud, et qu’entend-on gronder chez nous ? Dans le pays de des droits de l’homme qui a su porter si haut ses valeurs qu’elles ont résonné dans le monde pendant deux siècles, nous n’entendons que le bruit sourd de la peur et de la couardise.

    Or cette peur-là ne nous est pas consubstantielle. Elle est fabriquée en haut, sur les cimes du pouvoir, et elle dégouline, suinte lentement sur nos visages effarouchés. Et que l’on ne s’y trompe pas : il s’agit bien d’une tactique.

    Il faut épouvanter, d’abord. Les révolutions arabes et l’ivresse de la liberté deviennent dans la bouche de nos gouvernants des dangers qui sourdent à nos portes et, tels des vaisseaux fantômes chargés d’âmes damnées, risquent de nous submerger si nous n’y prenons pas garde. Le président de la République, lors de son allocution télévisée, nous disait, droit dans les yeux, en parlant de ces révolutions que certains comparent à la chute du mur de Berlin : « Ce changement est historique, nous ne devons pas en avoir peur. » Mais quel meilleur moyen, en disant cela, de susciter la peur des gens, chez eux, dans le creux de leur foyer où, en quelques minutes, par l’enchaînement de mots chargés d’épouvante – « crise économique », « extrémisme religieux », « fondamentalisme », « terrorisme »… -, c’est presque l’image hideuse de Charles Martel à la tête de l'armée combattant l’invasion Sarrazine qui apparaît dans le clair-obscur du discours ! Que les Arabes fassent la révolution, c’est bien, tant mieux pour eux, mais qu’ils en profitent pour débarquer en masse sur nos côtes, voilà le vrai danger. Alors plus loin, consciencieusement, il martèle, pour que ce soit très clair pour les 17 millions de téléspectateurs : « Si toutes les bonnes volontés ne s'unissent pas pour les faire réussir, ils peuvent aussi bien sombrer dans la violence et déboucher sur des dictatures pires encore que les précédentes. Nous savons ce que pourraient être les conséquences de telles tragédies sur des flux migratoires devenus incontrôlables et sur le terrorisme. C'est toute l'Europe alors qui serait en première ligne. » Cela dura sept minutes et, dans cet instant pathétique, la soif de démocratie, le courage des peuples arabes et toutes leurs belles révolutions s’écrasèrent comme de petits cailloux sur le mur du stratagème politique. Pour beaucoup, ce soir-là, à travers les mots du président le monde arabe devint un Léviathan.

    La crainte est encore une fois l’arme qu’a choisi notre président pour gagner les élections. Alors il faut encore, et jusqu’au bout, que cette peur se déploie rigoureusement, qu’elle produise ses effets en s’insinuant dans chacune des pores du tissu national. Brandir la menace d’un déferlement d’immigrés ou lancer un nouveau débat sur l’islam au moment où le monde musulman se réclame de nos lumières sont les deux visages de cette tactique. Et lorsque c’est au nom de la République que ces fautes sont commises, c’est la République elle-même qui est alors souillée.

    A l’heure où tonne la liberté dans l’une des régions du monde les plus liberticides, c’est le pays où est née cette liberté qui est aux abonnés absents. Ce qui est en jeu, c’est ce que nous sommes et d’où nous venons ; c’est notre histoire et nos valeurs communes. Que l’on soit de droite ou de gauche n’a aucune importance. Nous ne pouvons plus rester indifférents.

    En vérité, nous sommes tous, par le fait de ce Président et de sa politique, devenus myopes et amnésiques : nous n’avons plus aucun souvenir du poids de la liberté et du prix de sa conquête ; nous préférons craindre pour nous-mêmes, nous regarder le nombril, parce qu’on nous y encourage.

    Nous devons tous se poser cette question car le monde entier se la pose : où est donc passée la France ?

     

    Karim Amellal

     


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  • Voici le texte de la tribune que nous avons écrite avec plusieurs écrivains et journalistes originaires d'Afrique du Nord. Ce texte paraît aujourd'hui dans Le Monde et dans les prochains jours dans plueirus journaux arabes.

     

    Flamber de rage et de lucidité

    Le monde arabe flambe et ce n'est pas une simple figure de style. Il flambe littéralement dans la chair de ses citoyens ; il flambe de rage désespérée devant le mépris sans borne dans lequel le tiennent tous les dirigeants arabes de l'Atlantique à la mer Rouge ; il flambe d'indignation devant la prédation quasi généralisée des richesses nationales dont les peuples de la région sont si injustement spoliés ; il flambe parce qu'il vient un moment où il constate qu'il n'est plus possible de supporter cette indignité sans étouffer d'amertume et de colère.

    Chaque homme qui s'immole dans le monde arabe est un appel désespéré à la liberté et au respect de la citoyenneté. Honte à vous, leaders autoproclamés d'être capables de faire naître un tel désespoir chez vos concitoyens ! Honte à vous d'avoir amené le monde que vous êtes censés diriger à un tel point de révolte que l'offrande de la douleur ultime soit désormais considérée comme une arme politique !

    L'indignation qui nous étrangle devant cette tragédie ne doit cependant pas être vaine. Comprendre, d'abord, s'impose. Mais au-delà des causes – sociale, économiques, politiques – que nous connaissons tous et qui inondent à longueurs de pages les colonnes de nos journaux, pouvons-nous seulement comprendre le geste d'un jeune de vingt ans qui enflamme son corps pour exhaler sa souffrance ? Au-delà des circonlocutions sur la sclérose des régimes, l'injuste répartition des richesses et la gangrène de la corruption, pouvons-nous seulement imaginer la quantité de douleur qu'il faut avoir accumulé pour faire flamber sa chair et, pour les suivants, pour les vivants, faire retentir sa rage ? Nous avons beau presser nos tempes pour comprendre, nous ne faisons que répandre au loin le vain murmure du bavardage. En vérité nous ne pouvons rien comprendre, mais seulement contribuer à ce que la mort de nos jeunes crible nos consciences au quotidien – et résonne ainsi dans l'éternité.

    Nous pourrions alors égrener les réformes qui nous paraissent indispensables : respect des libertés fondamentales, plus vaste redistribution des ressources, lutte sans faillir contre la corruption, réforme de la justice et des services publics… Nous pourrions aussi marteler que, en dépit de ses périls, la démocratie est notre idéal et que nous la réclamons d'urgence et partout. Nous pourrions encore et inlassablement revendiquer plus d'égalité, plus de droits et plus de liberté. Nous pourrions faire tant de choses si nous étions sûrs d'être écoutés. Mais à défaut, nous ne ferions que gesticuler depuis nos promontoires et ajouter à la kyrielle notre lot de doléances.

    Nous ne sommes porteurs de rien d'autre que ce message en forme d'épitaphe que nous destinons à nos "chers" gouverneurs : puissent ces martyrs ne s'être pas enflammés pour rien, puissent-ils n'avoir pas endossé pour rien l'effarante responsabilité de se donner la mort par dépit.

    Nos pays ne sont pas les victimes d'une sinistre fatalité. Nous ne sommes condamnés ni à nous entretuer ni à nous suicider. Pourvu que nos dirigeants, même en tendant l'oreille, écoutent un instant le bruit sourd de la détresse. Rien qu'un bref instant.

     


    Anouar Benmalek (écrivain), Mohamed Berkani (journaliste), Karim Amellal (écrivain), Akli Tadjer (écrivain), Khedidja Baba Ahmed (journaliste), Hala Alabdalla (réalisatrice syrienne), Nadir Moknèche (Cinéaste), Akram Belkaïd (journaliste), Yahia Belaskri (écrivain), Nadjia Bouzeghrane (journaliste), Lyes Salem, (acteur-réalisateur), Ahmed Garadi (consultant), Samir Ardjoum (critique cinéma), Hamid Nacer-Khodja (universitaire-écrivain), Ourida Benramdane-Yaker (productrice), Rémi Yacine (journaliste), Tewfik Hakem (journaliste), Leïla Merouane (écrivaine), Brahim Hadj Slimane (journaliste-auteur), Aziz Chouaki (écrivain), Rouani Djamel (syndicaliste), Karima Boudiaf (Chargée de l'administration et des Finances), Bouaboub Djamel (assistant réalisateur), Mohamed Bouafia, Nadia Bey (Journaliste), Nabil Dahmani (réalisateur), Adila Bendimerad (actrice), Meriem Medjamia (photographe), Ali Chibani, (universitaire journaliste), Mahiedine Benabed (scénariste), Aida Salem (chargée de production), Mersali Otmane (artiste plasticien), Zahia Saïd (comédienne), Nedjma Benchikh-El-Fegoun (médecin), Ismet Baba Ahmed (cadre),

    Anouar Benmalek, Mohamed Berkani, Karim Amellal,...


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  • Voici le texte d'une tribune parue hier dans Libération cosignée par Mehdi Thomas Allal, David Elkaim, Najwa el Haite et moi-même :

     

    Société 13/12/2010 à 00h00 (mise à jour le 14/12/2010 à 13h44)

    La Halde en halte forcée

    Tribune

    Par MEHDI THOMAS ALLAL Fondation Terra Nova, KARIM AMELLAL maître de conférences à Sciences-Po, DAVID ELKAÏM conseiller parlementaire, NAJWA E HAÏTE SOS Racisme

    Bien plus qu’une nouvelle mesure cosmétique de «promotion de la diversité», la nomination de Jeannette Bougrab au gouvernement n’est rien moins que l’avant-dernier étage de la fusée, ou en l’occurrence du missile, que la majorité actuelle a lancée contre la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde).

    Créée en 2004 en application d’une directive européenne, la Halde était parvenue à s’imposer comme le fer de lance de la lutte contre les discriminations. Certes, tout n’était pas «rose» ; la Halde n’a pas réussi à faire en sorte que la législation antidiscriminatoire soit effectivement appliquée : le nombre de condamnations pour discrimination au pénal reste désespérément faible, en dépit de nets progrès au civil. Mais ce sont pourtant bien les succès de la Halde qui l’ont placée dans la ligne de mire du président Nicolas Sarkozy.

    Les discriminations en raison de l’origine arrivent toujours en tête des saisines décomptées. Ce sont elles qui sont une des causes de la situation dans les banlieues. Et pour Nicolas Sarkozy, tout le problème est là : toute sa politique en matière de sécurité, de politique de la ville, voire de santé, repose sur l’amalgame entre immigrés, délinquants, trafiquants, fraudeurs, polygames et citoyens d’origine étrangère. Il était politiquement impossible de supprimer purement et simplement l’institution. Pour faire passer la pilule, il fallait saper sa crédibilité avant de la faire disparaître.

    Désignée exécutrice des basses œuvres, Jeannette Bougrab s’acquittera de la tâche avec zèle et, il faut bien le reconnaître, une certaine efficacité. Jeannette Bougrab a-t-elle en particulier suffisamment combattu l’idée apparemment innocente d’absorber la Halde dans le Défenseur des droits ? Si les exemples étrangers, en Grande-Bretagne ou en Belgique, témoignent d’un réel souci d’ouverture des institutions en charge de lutte pour l’égalité raciale vis-à-vis des autres formes d’atteinte aux libertés publiques, la Halde n’était-elle déjà en charge d’un vaste champ de compétences, en traitant aussi bien les saisines en matière d’injustices raciales ou sexistes, que celles en matière de handicap, d’orientation sexuelle, d’apparence physique ou de tout autre des dix-huit critères énumérés par la loi ?

    Tout se passe comme si il y avait d’un côté une absorption (en fait une disparition) du droit antidiscriminatoire parmi le spectre plus vaste des libertés individuelles et, de l’autre, appropriation des concepts galvaudés de «diversité» et de «multiculturalisme» par le secteur privé au moyen d’instruments propres à la négociation.

    La réconciliation nécessaire entre les promoteurs historiques de la lutte antiraciste dans un cadre républicain et les défenseurs de la reconnaissance des minorités en prendra de nouveau un coup. Cette rivalité mine depuis trop longtemps le camp progressiste en faveur de la justice sociale. Il est à craindre que peu de voix s’élèvent pour déjouer cette manœuvre.


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  • Bonjour,


    Je vous signale la parution dans Libé d'une tribune que j'ai écrite avec Alexandre Kateb.









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    Les banlieues ont des atouts

    Par Karim Amellal écrivain, et Alexandre Kateb économiste. Tous les deux sont maîtres de conférences à Sciences-Po.

     

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    Sous les projecteurs médiatiques depuis plus d'un an, les «quartiers sensibles» regroupent moins de 8 % de la population française mais concentrent nombre de problèmes. A l'approche d'échéances politiques majeures et compte tenu du silence des principaux candidats, il nous semble opportun de suggérer quelques pistes afin de mieux exploiter les atouts, bien réels, de ces territoires.

    D'où part-on ? De notre point de vue, ces territoires sont caractérisés par trois logiques ségrégatives qui se renforcent l'une l'autre, chacune étant la résultante des deux autres. La ségrégation spatiale, la plus évidente, «ghettoïse» les habitants dans des espaces enclavés et sous-équipés dont il est très difficile de sortir. La ségrégation socio-économique, elle, se traduit par une pléthore de chiffres noirs.

    En voici deux, essentiels : un revenu moyen inférieur de 30 % à 40 % au revenu moyen national et un taux de chômage deux fois supérieur à la moyenne nationale (et jusqu'à trois fois supérieur pour les personnes issues de l'immigration). Pauvreté et précarité intriquées obèrent les perspectives et suscitent des frustrations qui nourrissent la délinquance et les actes d'incivilité. La ségrégation ethnique, enfin, est la moins discernable parce que la moins mesurable. C'est un phénomène qu'il ne faut pas minorer, attribuable à la fois à des facteurs sociaux (l'homogénéisation ethnique des cités est le fruit d'une homogénéisation sociale par le bas), sociologiques (la figure de l'«immigré» effraye) ou conjoncturels (crainte de l'islam et crispation identitaire bloquent toute mobilité sociale ou territoriale).

    Que faire face à cela ? D'abord, il faut redéfinir le principe d'action des politiques destinées aux quartiers défavorisés. En effet, ce n'est pas par des mesures incrémentales, fragmentées et empilées que l'on viendra à bout des problèmes, mais bien par une action volontariste et massive qui se déploie simultanément dans les trois directions identifiées plus haut. D'autre part, l'imposition d'une politique uniforme, en matière d'urbanisme ou d'éducation, se heurte à la diversité des situations locales. Il faut donc renverser cette logique et favoriser l'essaimage des meilleures pratiques expérimentées, sur le terrain, par les acteurs locaux (enseignants, policiers, éducateurs, élus, associatifs). Cela suppose bien sûr un dialogue permanent entre les acteurs locaux et les autorités publiques.

    Une fois le principe d'action défini, l'enjeu est d'induire des dynamiques positives en s'appuyant sur les atouts des quartiers défavorisés. Il y en a trois, souvent sous-estimés. Le premier, c'est l'«attractivité» géographique. Car ces quartiers bien qu'enclavés, n'en restent pas moins situés dans de vastes agglomérations, en banlieue parisienne ou lyonnaise par exemple, près d'axes de communication majeurs. Le second atout est d'ordre démographique : ces quartiers concentrent une population plus jeune que la moyenne, et qui s'adapte donc plus facilement au changement. Enfin, troisième atout remarquable, c'est la diversité culturelle qui les caractérise, laquelle, à condition d'être bien gérée, est source de performance collective.

    Ces avantages compétitifs ne laissent pas indifférent. Nombre de grandes entreprises s'implantent déjà dans les zones franches urbaines ou y recrutent directement du personnel, à l'instar d'Ikea ou de la BNP. Dans le domaine de l'éducation, l'expérimentation réussie conduite par Sciences-Po avec des lycées en ZEP mériterait d'être étendue aux autres grandes écoles. Mais cela ne suffit pas. C'est pourquoi il faut tracer de nouvelles directions de travail.

    D'abord, la «discrimination positive», fondée sur un principe d'équité («donner plus à ceux qui ont moins») et des critères objectifs (socio-économiques ou territoriaux), doit sous-tendre l'ensemble des politiques en faveur des quartiers, tout en étant rationalisée et davantage ciblée. Le cas de la politique de la ville est édifiant. Celle-ci, repose tout entière sur le ciblage de zones vers lesquelles il faut allouer les moyens, mais ce ciblage a donné lieu à une vaste panoplie de «ZZZZ» (ZUS, ZFU, ZRU...) qui se superposent et se concurrencent jusqu'à voir leurs effets s'annihiler. Il faut donc revenir à un dispositif plus simple, plus intelligible et plus facilement gérable en intégrant, au sein d'un zonage unique les trois dimensions clés : spatiale, socio-économique et antidiscriminatoire. D'autre part, la définition du périmètre et du contenu de ces actions doit être déléguée aux acteurs locaux. Enfin ces actions doivent être soumises à une évaluation systématique.

    Une autre piste consiste à favoriser les synergies dans le domaine de l'éducation et de la recherche, facteurs clés de compétitivité et de croissance, qui doivent être placées au coeur du projet de développement des territoires. On pourrait par exemple créer des pôles de compétitivité autour des universités de Villetaneuse ou de Saint-Denis. C'est le principe du «cluster» dont les quartiers défavorisés doivent bénéficier en priorité, pour faire des territoires de relégation des territoires à la pointe de l'innovation. C'est faisable ! On l'a dit, les quartiers défavorisés sont souvent situés à proximité d'axes de transport stratégiques : il suffit de les utiliser (l'autoroute A1, les aéroports de Roissy et Beauvais, etc.) pour créer de nouveaux bassins d'emplois dédiés, par exemple, aux nouvelles technologies. Cela renforcera l'«attractivité» de ces territoires, créera de l'émulation et stimulera les collèges et les lycées environnants. Enfin, les «écoles de la deuxième chance», en partenariat avec les entreprises locales, pourraient remédier à la sous-qualification de la main-d'oeuvre.

    Mais tout cela ne pourra avoir lieu sans une participation active des habitants de ces territoires. Il faut faire des citoyens, quels que soient leur couleur de peau, leur âge ou leur niveau de formation, de véritables acteurs du changement. C'est le concept américain de community empowerment, qui a fait ses preuves outre-Atlantique. Redonner l'initiative aux habitants des quartiers, cela peut aussi passer par un développement du micro-crédit, dont la mise en oeuvre serait déléguée aux banques de proximité, et qui serait couplé à un fond national de garantie afin de mutualiser les risques de réduire les coûts pour la collectivité, tout en palliant la ségrégation bancaire.

    Loin des gesticulations, agir de façon cohérente et pertinente en direction des quartiers défavorisés est possible. Encore faut-il s'en donner la peine.


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